Maître Robert Louis MEYNET a été désigné en mai 2003 par le Tribunal de Grande instance d'Annecy, comme Administrateur Judiciaire en charge du redressement judiciaire de la FFS. A ces côtés, le collaborateur David LOISON avait traité le dossier avant d'intégrer la FFS comme Directeur Administratif et Financier en février 2005.
[Extrait de l'article Le Monde du 09.02.2006 ]
"Le passif déclaré se montait initialement à 10 millions d'euros, rappelle M. Loison. Il concernait conjointement la FFS et Publiski, sa filiale commerciale chargée de la gestion de l'image de la Fédération et de celle des équipes de France." Contraint d'adapter son projet de plan de redressement auxcapacités de remboursement de la FFS, Maître Meynet a négocié auprès de partenaires impliqués de longue date des abandons de créances intégraux ou l'acceptation de règlements partiels de 30 %. La fédération a ensuite vendu l'immeuble dans lequel elle siège au bord du lac d'Annecy pour 1 430 000 euros à la mairie d'Annecy. Elle a, enfin, comblé le solde avec des fonds déposés sur un compte de la Caisse des dépôts et consignations.
Maître Meynet s'est aussi largement appuyé sur les élus et les membres de la direction technique nationale de la FFS. "Si l'aspect administratif est assez simple à gérer, le domaine sportif l'est moins, notamment en matière de respect des budgets, remarque M. Loison. Ils ont réussi à faire accepter à tous une politique de rigueur." Du coup, les exercices de la FFS au 31 décembre 2003 comme au 31 décembre 2004 faisaient ressortir des résultats nets excédentaires. Et, aujourd'hui, chacun sait précisément de quel budget il dispose.
Face à la situation de crise, ni le directeur technique national, Gérard Rougier, ni son encadrement sportif ne se sont défilés. "On a dû continuer à faire tourner les équipes tout en gérant les problèmes financiers, raconte M. Rougier, et il faut remonter assez loin pour retrouver une FFS aussi performante qu'aujourd'hui dans toutes les disciplines, même si le ski alpin semble ne pas être à son meilleur niveau. La sérénité est revenue, les disciplines se sont soudées entre elles, ce qui est le gage du bon fonctionnement de toute entreprise. Et, si certains me le reprochent, je me sens comme le directeur général d'une entreprise, un chef d'orchestre qui veille à faire jouer la musique à l'unisson."
La FFS pâtit pourtant encore d'une réputation d'instabilité due, notamment, à la récente valse de présidents qui s'est produite à sa tête : à Bernard Chevallier, président de 1987 à juillet 2002, ont succédé Jean Béranger, jusqu'en octobre 2002, puis Marcel Calvat, jusqu'en novembre 2004, et, enfin, Alain Méthiaz. Le passage progressif de 1 million à 160 000 licenciés en une vingtaine d'années ne sert pas davantage la FFS. "Certains partenaires potentiels, de grosses entreprises, sont encore réticents à nous rejoindre, reconnaît David Loison. Des médailles olympiques seraient la meilleure façon de gagner la confiance des hésitants et de leur prouver que nous sommes une grande nation de ski."Pour la FFS — qui regroupe ski alpin, nordique, biathlon, freestyle et snowboard —, Gérard Rougier espère entre 8 et 15 médailles à Turin (10-26 février).
Des partenaires institutionnels, gages de solidité, siègent désormais au comité directeur de la FFS. Le syndicat national des moniteurs a offert 600 000 euros pour l'année 2005, le syndicat national des téléphériques plus de 700 000 euros. Participent aussi le pool des fabricants, l'association des maires de station ou l'association Nordique-France, qui concentre et coordonne les activités nordiques. Divers partenariats privés antérieurs ont survécu, ajoutant un montant global de 918 000 euros pour l'année 2005.
La région Rhône-Alpes vient, quant àelle, d'annoncer un partenariat d'un an, renouvelable, à hauteur de 180 000 euros pour 2006. De son côté, le comité d'organisation des championnats du monde de ski alpin de Val-d'Isère (Savoie) 2009 a offert à la FFS une aide de 800 000 euros. Une situation financière qui donne quelques espoirs jusqu'aux JO de Vancouver, en 2010.
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Le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative a transmis à Maître Meynet ses plus vifs remerciements, par des courriers de
Monsieur le Ministre Jean-François LAMOUR et Madame la Directrice des Sports Dominique LAURENT.


Quelques autres parutions évoquant cette affaire :
Retrouvez l'intégralité de l'article Le Parisien ici
Retrouvez l'intégralité de l'article Libération ici
Retrouvez l'intégralité de l'article La Croix ici
Retrouvez l'intégralité de l'article Les Echos ici
